Lorsque le Seigneur parle, nous faisons bien de l'écouter et de lui faire confiance, à l'instar de l'apôtre Pierre qui, alors qu'il avait pêché sans succès toute la nuit, et sur l'ordre de Jésus, jeta les filets et attrapa des dizaines de poissons ; cent cinquante-trois pour être précis. C'est un fait assez désolant: un grand nombre de croyants s'accroche à leurs idées préconçues, à leurs pensées, à leur égo, à leur savoir-faire. Pierre était pêcheur professionnel, il aurait pu réprimander Jésus en lui disant de s'occuper de ses affaires et de laisser les professionnels faire leur travail. Mais non. Il comprit que Jésus est le maître de la vie, le réalisateur des rêves les plus audacieux. C'est une leçon que nous devrions tous comprendre.

Une autre histoire dans le livre des Actes montre combien il est insensé de s’accrocher envers et contre tout aux charpentes de la vie. Il s’agit du récit du naufrage de l’apôtre Paul et de tout l’équipage ; dont la description se trouve en Actes 27. Au départ, le capitaine du bateau vit que le vent était bon, et il décida – en dépit des avertissements de Paul – de prendre le large. Erreur fatale. On n’avance pas dans la vie en suivant le vent léger – tout vent, aussi calme soit-il, peut cacher une tempête. C’est ce qui se passe. Pendant quatorze jours, elle était si forte qu’ils ne virent pas la lumière du jour. Les nuages étaient noirs et tout l’équipage eut peur. Pendant une nuit, un ange du Seigneur apparut à Paul et ce dernier, après cette visite surnaturelle, exhorte tous les passagers et membres d’équipages, affichant une foi sans faille à la Parole de Dieu :

Actes 27:22-26
Maintenant je vous exhorte à prendre courage; car aucun de vous ne périra, et il n’y aura de perte que celle du navire. 23 Un ange du Dieu à qui j’appartiens et que je sers m’est apparu cette nuit, Lire la suite

Remarquez ce que Paul dit : « Il n’y aura de perte que celle du navire … Il en sera comme il m’a été dit … nous devons échouer sur une île ». Il est persuadé que la Parole de l’Ange se réalisera exactement comme annoncée : personne ne périra, seul le navire sera perdu.

Or, ces paroles ne suffisent pas pour convaincre certains d’entre eux qui ont peur : « … les matelots cherchaient à s’échapper du navire, et mettaient la chaloupe à la mer sous prétexte de jeter les ancres de la proue, » (v.30)… Comme ces gens étaient insensés. Ils s’accrochèrent à leur chaloupe plutôt qu’à la Parole de Dieu. Ce n’est pas la première fois. Remarquez le verset 16 : « nous eûmes de la peine à nous rendre maîtres de la chaloupe ».

S’ils ne sont même pas capables de contrôler leur chaloupe comment pensent-ils pouvoir contrôler leur destin ? Or, voilà qu’ils tentent une fois pour toute de s’y accrocher comme à une ancre fiable, mais ils n’avaient pas saisi le fait que pour donner une chance à leur destin ils devaient abandonner leur chaloupe.

C’est ici quelque chose que nous devrions tous apprendre. Il y a des moments où nous ne sommes pas en mesure de maîtriser les circonstances. Les choses nous dépassent. Certes, nous avons l’autorité que Dieu nous a donnée pour régner dans ce monde (Romains 5 :17), mais il y a de ces moments, où il semble que rien ne fonctionne. Nous avons beau essayer de trouver une solution. Rien. Comme ces marins, nous avons tendance à vouloir prendre la chaloupe mais nous nous apercevons bien vite, que nous ne pouvons même pas la maîtriser. Dans ces moments, il nous faut réaliser que le seul moyen de prendre contrôle de notre destinée, est de laisser tomber notre « chaloupe », de nous reposer en Dieu et de Lui laisser faire son travail.

Il y a en effet un moment où nous devons apprendre à céder devant le Seigneur. A lui donner toutes les rênes ; et à le laisser faire. C’est un peu cela la prière de la foi (Jacques 5.15). Nous prions pour quelque chose ; notre prière est fondée sur la Parole de Dieu ; nous croyons dans notre coeur que Dieu a entendu, et puisqu’il a entendu, nous savons que nous avons reçu par la foi ce que nous avons demandé (1 Jean 5-14-15) . Et dès que l’on sait que le Seigneur a entendu, il nous faut simplement le laisser faire. Attendre. Ne pas vouloir toujours tout « contrôler » comme Abraham fit en écoutant sa femme qui le poussa à avoir un enfant avec sa servante (ce qui était une pratique légale à l’époque, mais certainement pas le plan parfait de Dieu pour Abraham et Sarah).

N’est-ce pas humain de vouloir tout faire pour s’en sortir ? Oui, mais trop souvent, tout ce que nous faisons par nos propres forces n’aboutit à rien. Il y a un moment pour tout. Un moment pour faire notre part, et un moment où nous devons laisser le Seigneur accomplir ses promesses.

Peut-être cherchez-vous un emploi ? Ou bien, un de vos enfants ne suit pas le Seigneur ? Ou encore, les choses ne fonctionnent pas comme vous le voulez dans votre couple ? Ce sont des situations bien difficiles à gérer, mais la pire des choses est d’essayer de prendre « notre chaloupe » et vouloir « aider » le Seigneur, pour finalement lui lier les mains.

Je me rappelle de cette mère de famille dont le fils s’était éloigné du Seigneur dès l’âge de 14 ans. C’était difficile pour elle. Elle aimait tellement son fils, et ne voulait pas qu’il finisse loin de Dieu. Mais elle avait reçu une promesse. Un verset de la Parole de Dieu. Elle n’avait pas recherché une quelconque prophétie, la Parole était déjà une prophétie pour elle. Ainsi, durant de nombreuses années, elle avait décidé de proclamer que « moi et ma famille nous servirons l’Eternel » (Josué 24.15). Dès qu’elle eut reçu ce verset, plus jamais elle n’a importuné son fils. Il connaissait bien les principes de la Parole de Dieu et ce n’était pas nécessaire « d’aider » Dieu en le bombardant de leçons de morale, ou avec des sentiments de culpabilité. Elle a décidé de faire confiance en Dieu, et de croire qu’Il tenait son fils entre ses mains. Au bout de quelques années, par toute une série d’événements, son fils retourna au Seigneur, se fit baptisé, et maintenant sert le Seigneur dans son église.

Si vous avez tendances à vouloir tout contrôler, si vous avez des difficultés à laisser le Seigneur faire son oeuvre, il est important pour vous de laisser tomber votre chaloupe à la mer, et de couper la corde une fois pour toute. Tant que vous aurez une chaloupe à bord, vous aurez toujours tendance à vous réfugier sur elle, et à vouloir vous sauvez tout seul. Mais aujourd’hui, décidez d’arrêter de compter sur vous-même, et de placez votre vie entière dans les mains du Seigneur.

Donato Anzalone

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