Dieu a un trône. C'est rassurant ! Cela veut dire qu'Il règne ; qu'Il fait des décrets et qu'Il intervient dans la destinée des uns et des autres. La bonne nouvelle aussi, est que le trône de Dieu a un nom, et pensez-y bien, son nom est spécial.

Dieu a un trône. C’est rassurant ! Cela veut dire qu’Il règne ; qu’Il fait des décrets et qu’Il intervient dans la destinée des uns et des autres. La bonne nouvelle aussi, est que le trône de Dieu a un nom, et pensez-y bien, son nom est spécial.

Son trône ne s’appelle pas le trône de la justice, ou le trône de la condamnation, ou le trône du jugement, encore moins le trône de la culpabilité. Il s’appelle le trône de la grâce. L’auteur de l’épître aux Hébreux donne cette exhortation :

Hébreux 4:16
16 Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins.

Nous pouvons y aller ; et y aller avec hardiesse, avec audace et avec une grande franchise car nous savons déjà que le Seigneur répondra, non avec jugement, condamnation ou critique, mais avec grâce.

Nous pouvons, de ce fait, affirmer que chaque mouvement de Dieu est conditionné par son trône, … son trône de grâce. Ainsi, il est clair, à la lumière de la nature de ce trône et de la Parole de Dieu, que tout acte souverain de Dieu est avant tout un acte rédempteur : Il cherche à nous sauver, à nous bénir, à reprendre ce que l’ennemi nous a volé et à nous le restituer jusqu’au septuple. Il ne cherche donc pas à juger ou à condamner mais à restaurer. Tout ce qu’il fait c’est pour nous !

Romains 8 : 31
31 Que dirons-nous donc à l’égard de ces choses ? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ?

Même lorsque le Seigneur a chassé Adam et Eve du jardin d’Eden, c’était pour les protéger en les empêchant de manger de l’arbre de la vie car le, cas échéant, ils auraient vécu toute l’éternité dans leur péché.

C’est quelque chose qui n’est pas toujours facile à comprendre. Nous sommes tellement habitués à vivre sous une certaine théologie de la rétribution, que nous nous attendons toujours à ce que Dieu agisse contre nous, contre les pécheurs, contre les chrétiens qui essaient tant bien que mal à faire le bien, mais quelques fois n’y arrivent pas, etc. Certes, le Seigneur s’attend à ce que le pécheur se repente, mais pour ce, il va tout faire pour l’attirer à Lui pour le conduire à cette repentance.

C’est ce qui se passe avec Jésus, dans Luc au chapitre 15. Le passage commence par Jésus qui mange avec les pécheurs et les gens de mauvaise compagnie qui s’approchaient de Jésus pour l’entendre.

Remarquez bien : « pour l’entendre ». Jésus avait une formidable puissance d’attraction. Les pharisiens, les scribes, les religieux, les propres justes ne sont pas content de cela, et critiquent le Seigneur : « Cet homme accueille des gens de mauvaise vie, et mange avec eux. »

Que fait alors Jésus ? Il s’explique en citant trois paraboles, qui vont révéler quelle est la nature de cette merveilleuse puissance d’attraction de Jésus. Analysons rapidement ces histoires.

3 Paraboles

Ces trois paraboles sont connues comme les paraboles de la ‘brebis perdue’, de la « drachme perdue » et du « fils perdu » (prodigue).

Or, quand on lit la bible, il faut se rappeler que celle-ci n’a pas été écrite en chapitres et en versets. C’est en 1551 que Robert Estienne, pour des raisons logiques de référence, a ‘divisé’ la Bible en chapitres et en versets. Ce fut une bonne idée ; ainsi lorsque nous devons chercher un passage, il ne faut plus lire tout le livre pour le trouver, il suffit d’indiquer la référence et d’y aller directement.

La Bible n’a pas non plus été écrite avec les titres que nous retrouvons souvent devant un chapitre ou un paragraphe. Certes ils sont souvent très utiles et peuvent nous aider à nous retrouver dans la Bible, par exemple, vous tournez vos pages sans vous rappeler où se trouve telle ou telle histoire, et voilà qu’en cherchant, vous tombez sur le titre : « Parabole du Fils Prodigue ». Super.

En revanche, les titres ne sont pas toujours ce qu’il aurait fallu écrire. Par exemple, dans la syntaxe du grec du Nouveau Testament, les premiers mots d’une phrase sont parmi les plus importants car ils posent une emphase spéciale ; ils mettent l’accent sur ce que l’auteur veut communiquer. Ainsi, si on relit les premiers mots de chacune de ces trois paraboles, on s’aperçoit que l’on aurait du écrire un titre différent à ces histoires :

  • Quel homme d’entre vous a cent brebis … ?
  • Quelle femme … perd une drachme… (v.8)
  • Un homme avait deux fils… (v.11)

Explication de la parabole

Remarquons que l’histoire de la parabole du fils prodigue, au contraire des deux paraboles précédentes, ne commence pas par une question (quel homme, quelle femme), mais par une affirmation : ‘un homme’, ce qui fait penser que ces trois histoires forment en effet ‘une’ seule histoire, les deux premières servant d’introduction pour illustrer l’attitude de cet ‘homme qui avait deux fils’…

Jésus doit expliquer pourquoi il attire à lui les pécheurs, les gens de mauvaise vie. Alors, il va raconter l’histoire d’un homme qui avait deux fils. Mais avant, d’arriver à son point, il va pré-illustrer cette histoire par deux situations moins graves, moins importantes que son récit principal. Remarquez la progression en valeur : une brebis, une drachme, … un … fils !

Il explique que dans la vie de tous les jours, quiconque possèderait cent brebis et en perdait une, irait la chercher jusqu’à ce qu’il la trouve. De même, quiconque possèderait dix drachmes, et qu’elle en perdait une, ferait tout pour la retrouver… Ces deux histoires terminent par différentes réjouissances : plus de joie dans le ciel pour un pécheur qui se repent ; il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent et dans la troisième histoire, la plus importante, il « fallait s’égayer et se réjouir » et cette fois-ci c’est dans la présence directe du père que ce fait la fête.

Ces deux histoires serviront donc à illustrer le point principal que Jésus veut souligner.

Un homme avait deux fils… C’est une histoire commune à tant de gens et je la résume. Un de ses fils, le plus jeune, demande son héritage, et s’en va très loin. Là, il dépense tout ce qu’il possède et vit dans la débauche. N’ayant plus rien, il travaille pour des éleveurs de porcs – quelle honte pour un juif – et il a faim. Il ne peut même pas manger les carouges que les porcs mangeaient, ce qui indique bien combien il est maltraité dans ce pays lointain. Il entre en lui-même et fait une introspection, et déjà il comprend que son père n’est pas comme ses patrons : « Combien de mercenaires chez mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim! ». Il s’aperçoit que son père qu’il connaissait bien, était de loin meilleur que les autres. Il retourne à la maison, et voici que de loin, son père le voit, il est ému de compassion, il court vers lui, se jette à son cou et l’embrasse très fort. Alors que le fils propose d’être traité comme un de ses salariés, le père voit la chose différente. Il le revêt des meilleures choses : la plus belle robe, un anneau au doigt (un signe de filiation ?), des souliers aux pieds ; ensuite, il faut faire la fête : veau gras, … « mangeons, réjouissons-nous », dit le père.

Le fils aîné entend ce qui se passe et n’est pas très content lorsqu’il apprend qu’une fête a été organisée en faveur de son frère qui était revenu. Il ne veut même pas entrer à la maison. Il est furieux : « quand ton fils est arrivé, celui qui a mangé ton bien avec des prostituées, c’est pour lui que tu as tué le veau gras! » Le père avait parlé de « ton » frère, mais lui parle de « ton » fils. Il ne peut saisir le fait que ce père soit si bon avec celui qui a dépensé son héritage auprès des prostituées alors que lui, son fils aîné et toujours fidèle n’a jamais été traité de la sorte. Et le père de répondre : « Il fallait bien s’égayer et se réjouir, parce que ton frère que voici était mort et qu’il est revenu à la vie, parce qu’il était perdu et qu’il est retrouvé. »

Jésus essaye de remettre les choses dans leurs juste prospective. Le père dit au fils aîné : « Mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce que j’ai est à toi. »

Et c’est vrai, ce père est bon envers tous ses enfants : il donne à chacun un héritage, un amour immense, et tout ce que l’un possède l’autre le possède aussi. Ceci est une image merveilleuse de notre Père céleste. Tout ce que notre Père possède, nous le possédons aussi.

Mais ici, le fils aîné reçoit une grande leçon de vie : quelques fois c’est en voyant l’amour immense du Père pour nos frères et sœurs qui s’égarent que nous voyons combien Il nous aime vraiment.

Ici, avec cette histoire, Jésus enseigne combien Dieu est bon. Les scribes et les pharisiens ne comprennent pas comment il se fait que Jésus mange avec les gens de mauvaise vie qui viennent l’écouter – (remarquez bien, les gens de mauvaise vie qui viennent l’écouter. Il n’est pas tellement l’ami des pécheurs, mais l’ami des pécheurs qui viennent l’écouter ; c’est à dire, ceux qui ont un cœur prédisposé à la repentance), et Jésus raconte ces trois histoires : tout homme qui a perdu une brebis va à sa recherche, toute femme qui a perdu une de ses drachmes s’enquiert pour la retrouver, un père qui a perdu un fils, fera tout pour l’accueillir quand il retourne à la maison.

Ceci nous conduit à nouveau vers le trône de la grâce. Dieu a un trône où nous pouvons trouver grâce et miséricorde au moment opportun. Hébreux 4:16 dit : « Approchons-nous donc avec franchise du trône de la grâce pour obtenir grâce et miséricorde au moment opportun ». La grâce, c’est la capacité de Dieu à nous donner ce que nous ne méritons pas. Par exemple, nous ne méritions pas le salut, mais il nous l’a donné. La miséricorde, c’est la capacité de Dieu de se retenir de nous donner ce que nous aurions mérité. Le fils prodigue méritait en fait d’être traité comme un des salariés de son père, mais ce n’est pas ce que fit le père. Il le traita comme son propre fils.

La grâce est un mot important. Certaines études linguistiques montrent que le mot ‘Charis’, (grâce), que l’on traduit correctement par ‘faveur’, peut avoir une autre signification, et celle-ci met l’accent non pas sur l’objet de la faveur accordée, mais sur la nature de celui qui accorde cette faveur. Ainsi, si je téléphone à un ami et lui demande une faveur, celui-ci peut me l’octroyer par amour, ou par intérêt personnel, ou toute autre motivation, et je ne suis pas toujours certain qu’il me l’accordera car cela pourrait aussi dépendre de sa bonne humeur. En revanche, avec Dieu, c’est différent. Lorsque je lui demande une faveur, je sais que, en raison de sa nature, il me l’accordera toujours (si c’est en accord avec sa Parole, bien entendu) ; Dieu nous accorde sa faveur en raison même de sa nature. Ainsi, le mot ‘charis’ signifie ‘faveur’, mais il signifie aussi: « générosité ».

Ceci nous conduit vers une nouvelle dimension de la grâce de Dieu. Non seulement c’est la faveur de Dieu imméritée, mais c’est encore plus : la grâce de Dieu c’est la générosité de Dieu. Et celle-ci n’est pas un simple ‘cadeau’ que l’on fait à quelqu’un, c’est la nature même de notre Dieu. Dieu est un Dieu généreux.

Pourquoi cet homme fit il tant pour son fils cadet ? Parce qu’il était généreux. Pourquoi Jésus mange-t-il avec les pécheurs et les gens de mauvaise fréquentation qui viennent pour autant l’écouter ? Car Dieu est un Dieu généreux.

Attention, c’est toujours juste de traduire le mot grec ‘charis’ par grâce, car ce mot est désormais pourvu d’un énorme bagage théologique, et nous devons le garder tel quel. Toutefois, la grâce peut être perçue comme quelque chose que Dieu nous donne : Il nous donne une faveur, il nous rend un service…

Le mot grâce peut être compris comme quelque chose qu’Il fait pour nous. Mais si on prend le mot grâce et qu’on le traduit par « générosité », ceci donne un tout autre sens à la nature de Dieu. Pensez-y, nous sommes sauvés par la générosité de Dieu. Nous tenons bons par la générosité de Dieu. Nous sommes qui nous sommes en raison de la générosité de Dieu.

Puissions-nous tous saisir l’enseignement de Jésus avec la parabole du fils prodigue, ou plutôt ‘la parabole du père généreux’ ! Dieu est généreux. C’est pour cela qu’Il nous bénit, qu’Il nous fait du bien, que tout don parfait et excellent nous vient du père des lumières chez lequel il n’y a point ombre de changement…

Dieu est un Dieu bon et généreux, et c’est cela que nous transmet cette parabole illustrée par deux histoires. Dans sa générosité Dieu a ouvert son trône, son trône de la grâce ou on peut le dire : le trône de la générosité. Plus jamais nous ne devrions douter de la volonté de Dieu de bénir ses enfants, même ceux qui ne se comportent pas toujours bien.
Attention, il y a une condition : il faut s’approcher de Lui pour l’écouter, en d’autres mots, repentance et obéissance sont les mots d’ordre.

Mais, s’il y a cette repentance, la générosité de Dieu ne se fera pas attendre, Il nous verra de loin, courra à nous, nous embrassera, nous vêtira de la meilleure robe, nous mettra un anneau au doigt, et fera une grande fête en notre faveur… Non seulement il y aura plus de joie dans le ciel, plus de joie devant les anges, mais nous serons dans la joie du Père, en Sa présence pour toujours et tout ce qu’Il possède nous appartiendra.

Voilà ce qui attirait les pécheurs vers Jésus : sa générosité. Ils savaient qu’ils méritaient d’être mis à part, exclus de la bergerie, mais la générosité de Jésus se démontre par le fait qu’il fait miséricorde à ceux qui s’approchent de Lui : Il se retient de leur donner ce qu’ils auraient mérité, et leur fait grâce ; et ainsi il démontre sa générosité envers eux.

Ce serait une erreur de penser que Jésus mange avec les pécheurs, tout court. Non il mange avec les pécheurs qui réalisent leur état dévasté. Ainsi, si un pécheur est disposé à l’écouter, alors, Il s’assoira avec lui (comme avec Zachée), Il parlera dans sa vie, et manifestera une grande générosité.
Où en êtes-vous aujourd’hui ?

Peut-être êtes-vous comme ce fils prodigue ? Loin de Dieu ? Ou, tout en étant chrétien, vous savez que vous ne vivez pas à la hauteur d‘un fils de Dieu.

Accordons à Dieu le privilège d’être en harmonie avec sa propre nature, et laissons-le déverser sa générosité, même sur ceux qui ne le méritent pas. Rappelons-nous qu’alors que nous regardons à l’apparence, Lui regarde au cœur. Il voit ce que telle ou telle personne a vécu et enduré, mais surtout, qu’elle est revenue au père, comme le fils prodigue est retourné vers le sien.

Notre grande tragédie en tant que chrétien est de toujours penser que Dieu est bon pour les païens (ceux que nous évangélisons) et qu’Il ne l’est pas avec nos frères et sœurs qui se seraient éloignés de Lui pour toutes sortes de raisons, qui ne nous intéressent pas, mais qui, un jour, ont décidé de revenir à Lui pour l’écouter. Dieu est bon envers tous, et il est bon aussi envers ces chrétiens qui n’agissent pas toujours comme il le faut, d’une manière digne du royaume, mais qui toutefois, s’ils tombent, se relèvent et retournent vers le Père.

Êtes-vous peut-être comme le frère aîné qui ne peut comprendre comment Dieu peut être si généreux avec les pécheurs ?

Vous arrive-t-il peut-être d’avoir des ressentiments envers Dieu parce qu’Il bénit quelqu’un qui n’aurait pas dû être béni à vos yeux ? « Oh, mais si le Seigneur savait comment il vit ? » Oh, mais Dieu sait. En revanche, il est possible que vous ne savez-vous pas que ce frère qui vient d’être béni par Dieu s’est réellement repenti devant le Seigneur et que ce dernier veut le bénir et lui montrer sa générosité.

Oui, Dieu est généreux, Il est généreux avec ceux qui se repentent, avec ceux qui s’humilient… et pour ceux qui n’auraient rien à se reprocher comme ce frère aîné, le Père dit la même chose : « Tout ce que j’ai est à toi. Il suffit de se servir. »
Non seulement le Père est généreux avec le pécheur qui se repent, Il l’est aussi avec chacun de ses enfants. « Tout ce que je possède est à toi ! » C’est toujours d’actualité. C’est vrai en tout moment, même lorsque nous ne nous sentons pas dignes. Même s’il semble que le Seigneur est occupé à d’autres choses ; cela n’empêche pas que tout ce qu’Il possède est à nous.

Alors, au lieu d’être jaloux ou envieux par le fait que telle ou telle personne a été particulièrement bénie par le Seigneur, réjouissons-nous pour lui, et approchons-nous du trône Dieu.

Ce trône n’est pas un trône de jugement, de critique, de condamnation. Il a un nom : « Le trône de la grâce », et dorénavant, nous pourrons aussi l’appeler d’une manière plus intime : « le trône de la générosité de Dieu ». Découvrons combien il est généreux avec TOUS ceux qui s’approchent de Lui.

Matthieu 7 : 7
7 Demandez, et l’on vous donnera; cherchez, et vous trouverez; frappez, et l’on vous ouvrira.

C’est un Dieu généreux que nous servons.

Donato Anzalone

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